Vivre avec l'hormonothérapie

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L’hormonothérapie (ou l’hormono), concerne deux tiers des femmes atteintes de cancer du sein et dure de 5 à parfois 10 ans. Les bénéfices sont très clairs : réduire la possibilité d’une rechute.

Pour beaucoup de patientes, les effets secondaires sont légers ou disparaissent après quelques mois. Pour de nombreuses autres, ils peuvent être lourds et difficiles à supporter.

Ce site vous propose des informations et des conseils pratiques pour comprendre et apprivoiser l’hormonothérapie au quotidien.

Quels traitements pour les femmes ménopausées ?

Filtres applicables :
Ménopausée

Dans le cas des femmes ménopausées, on recommande généralement la prise d’inhibiteurs d’aromatase pendant une durée de 5 ans. 

Concrètement il peut s’agir de l’un de ces trois médicaments :

  • Anastrozole (Arimidex®)
  • Letrozole (Femara®)
  • Exemestane (Aromasine®)


Dans certains cas, et en particulier en cas d’effets secondaires importants, il est possible d’envisager de les remplacer par le Tamoxifène en début ou milieu de traitement. Parlez à votre médecin si vous ressentez des effets secondaires trop importants.

Quels traitements pour les femmes non-ménopausées ?

Filtres applicables :
Non ménopausée

Pour les femmes non-ménopausées, le traitement habituel est le Tamoxifène pour une durée de 5 à 10 ans en fonction des risques estimés par les médecins.


Pour les femmes qui ont reçu une chimiothérapie, le traitement peut être renforcé par un inhibiteur d’aromatase (l’Exemestane) qui doit être combiné avec la suppression du fonctionnement normal des ovaires. Cette suppression peut être temporaire (avec une autre hormonothérapie appelée antagonistes LH-RH) ou définitive par chirurgie. Les études montrent que cette combinaison réduit encore clairement le risque de retour du cancer par rapport au Tamoxifène seul.

Parlez à votre médecin si vous souhaitez avoir des enfants après le traitement pour l’adapter si nécessaire. 


Si vous devenez ménopausée en cours de traitement, il faudra faire une prise de sang pour être sûr que c’est bien le cas.  Si c’est confirmé, il sera possible de changer de type d’hormonothérapie et de passer aux inhibiteurs d’aromatase.

Tamoxifène : Quand consulter le médecin ?

Filtres applicables :
Tamoxifène

Si vous avez des saignements vaginaux, consultez rapidement votre oncologue.

Parlez à votre équipe soignante des effets secondaires que vous rencontrez. Ils vous proposerons des solutions pour les réduire et les contrôler au quotidien. Le plus simple et rapide est de consulter votre médecin généraliste qui saura vous répondre et vous orienter vers les spécialistes les plus indiqués pour vos problèmes concrets.

Il est important de ne pas arrêter de prendre l'hormonothérapie sans en parler à votre médecin. Si les effets secondaires ne peuvent être contrôlés, votre médecin peut vous proposer un changement de médicament, de dosage ou un autre type d'hormonothérapie.

Très souvent, il est utile aussi de faire appel à des professionnels spécialisés sur les effets que vous rencontrez (par exemple, sexologue, gynécologue, etc.)  qui pourront vous apporter des réponses plus précises en complément de celles de votre oncologue.

Suivi médical

Au début du traitement, on vous proposera une échographie pour vérifier l’état de l’utérus et des ovaires.
Ensuite, il faut faire un examen gynécologique tous les ans.

Deuxième avis

Vous avez entièrement le droit de demander un deuxième avis médical en complément de celui de votre oncologue habituel si vous ne trouvez pas les réponses à vos questions.
Vous pouvez le demander facilement :

  • auprès du Centre Unicancer Léon Berard, qui propose un formulaire en ligne.
  • auprès de l’institut Gustave Roussy qui prend en charge un second avis en envoyant le dossier par mail
  • sur deuxiemeavis.fr, un site qui permet facilement d’obtenir des réponses d’experts médicaux et qui est pris en charge par de nombreuses mutuelles.

Anti-aromatases : Quand consulter le médecin ?

Filtres applicables :
Anti-aromatase

Parlez à votre équipe soignante des effets secondaires que vous rencontrez. Ils vous proposerons des solutions pour les réduire et les contrôler au quotidien. Le plus simple et rapide est de consulter votre médecin généraliste qui saura vous répondre et vous orienter vers les spécialistes les plus indiqués pour vos problèmes concrets.

Il est important de ne pas arrêter de prendre l'hormonothérapie sans en parler à votre médecin. Si les effets secondaires ne peuvent être contrôlés, votre médecin peut vous proposer un changement de médicament, de dosage ou un autre type d'hormonothérapie.

Très souvent, il est utile aussi de faire appel à des professionnels spécialisés sur les effets que vous rencontrez (par exemple, sexologue, gynécologue, etc.)  qui pourront vous apporter des réponses plus précises en complément de celles de votre oncologue.

Suivi médical

Au début du traitement, l’oncologue va vouloir vérifier l’état de santé de vos os pour compléter le traitement si nécessaire. Par la suite, cela servira aussi pour voir s’il y a une évolution à prendre en compte.

On va donc faire : 

  • une image des os (ostéodensitométrie) - ce sont des rayons X
  • un examen sanguin (bilan phosphocalcique) pour vérifier le niveau de calcium


Ensuite, il y aura des examens de surveillance tous les deux ou trois ans, ou si vous signalez à votre médecin des douleurs au niveau des os.


En parallèle, on recommande un suivi du niveau de graisse dans le corps (bilan lipidique) annuel, car cela influe sur la production d’hormones après la ménopause.

Deuxième avis

Vous avez entièrement le droit de demander un deuxième avis médical en complément de celui de votre oncologue habituel si vous ne trouvez pas les réponses à vos questions.
Vous pouvez le demander facilement :

  • auprès du Centre Unicancer Léon Berard, qui propose un formulaire en ligne.
  • auprès de l’institut Gustave Roussy qui prend en charge un second avis en envoyant le dossier par mail
  • sur deuxiemeavis.fr, un site qui permet facilement d’obtenir des réponses d’experts médicaux et qui est pris en charge par de nombreuses mutuelles.

Tamoxifène : Les précautions à prendre

Filtres applicables :
Tamoxifène

Le tamoxifène augmente légèrement le risque d’avoir des caillots sanguins (phlébites), à peu près autant que la pilule contraceptive par exemple.

Par réduire le risque, il faut surtout prendre des précautions si on va se retrouver sans bouger pendant une longue période, comme par exemple :
- Si on doit rester au lit après une opération ou une maladie
- En cas de long voyage en avion (plus de 6 heures)
- Si on reste alitée longuement pendant la journée

En prévision, il vaut mieux suspendre temporairement le traitement une ou deux semaines avant et porter des bas de contention pendant la durée du voyage ou pendant qu’on reste au lit. Parlez-en avec vos soignants.

Anti-aromatases : Les précautions à prendre

Filtres applicables :
Anti-aromatase

Les principaux médicaments qui peuvent interagir avec l’Exemestane et le Letrozole sont :

  • la rifampicine (Rifadine®)
  •  la phénytoïne (Dihydan®)
  • la ritonavir (Norvir®)
  •  la carbamazépine (Tegretol®)


Tamoxifène : Avec quels médicaments faut-il faire attention ?

Filtres applicables :
Tamoxifène

Les principaux médicaments qui peuvent interagir avec le Tamoxifène sont :

  • la fluoxetine (Prozac®)
  • la paroxetine (Deroxat®)
  • le citalopram (Seropram®)
  • l’amiodarone (Cordarone®)
  • les anticoagulants oraux
  • les antivitamines K

Parlez-en avec votre oncologue ou à défaut votre pharmacien.

Pour les sportifs : ce médicament contient une substance interdite par l'Agence mondiale antidopage. Parlez-en à votre médecin sportif.

Anti-aromatases : Avec quels médicaments faut-il faire attention ?

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Anti-aromatase

Les principaux médicaments qui peuvent interagir avec l’Exemestane et le Letrozole sont :

  • la rifampicine (Rifadine®)
  •  la phénytoïne (Dihydan®)
  • la ritonavir (Norvir®)
  •  la carbamazépine (Tegretol®)

Les principaux médicaments qui peuvent interagir avec l’Anastrazole sont :

  • l'aripiprazole
  • la dofétilide
  • l'hydrocodone
  • le lomitapide
  • la méthadone
  • les médicaments renfermant de l'œstrogène
  • le pimozide
  • le tamoxifène
  • la warfarine

Tamoxifène : Important ! Contraception

Filtres applicables :
Tamoxifène
Non ménopausée

Le tamoxifène n'empêche pas d’avoir des enfants. Au contraire, il peut stimuler des ovulations à tout moment. Il faut donc utiliser une contraception en même temps à chaque rapport.

Attention il n’est pas possible d’utiliser les méthodes de contraception à base d’hormones, comme la pilule, car elle empêcherait l’hormonothérapie de fonctionner.
On peut donc choisir d’utiliser :
- un préservatif
- le stérilet (“T”) au cuivre non hormonal
- la ligature des trompes

Parlez-en avec votre gynécologue pour voir ce qui vous convient le mieux.

Au moindre doute, il faut consulter son médecin, car le tamoxifène peut être toxique pour le foetus.

Tamoxifène : Que faire en cas de projet de grossesse ?

Filtres applicables :
Tamoxifène
Non ménopausée

On peut tout à fait avoir des enfants après un cancer du sein. Il vaut mieux attendre tout de même 2 ou 3 ans après la fin des traitements pour que le corps puisse récupérer.

Si vous projetez une grossesse, il faudra arrêter l’hormonothérapie 10 semaines avant d’arrêter la contraception, car le tamoxifène peut provoquer une malformation du foetus. On pourra reprendre le traitement après l’allaitement (qui n’est pas compatible non plus).

Si vous pensez à avoir un enfant, le mieux est d’en discuter avec votre oncologue pour anticiper et adapter le traitement au mieux.

Que dire à ses proches pour leur faire comprendre l’hormonothérapie ?

Filtres applicables :
Patient

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la fin des traitements du cancer est une période souvent déstabilisante pour les patients.  Après avoir affronté des moments difficiles, patients et proches souhaiteraient en avoir fini, mais ce n’est pas si simple. Il va falloir encore beaucoup de temps pour récupérer physiquement et psychologiquement. 


A cela s’ajoute le début de l’hormonothérapie, qui est un nouveau traitement pour de nombreuses années supplémentaires. La prise de médicaments rappelle tous les jours  que le cancer n’est pas éradiqué définitivement.


Pour les proches, il est parfois difficile de comprendre et d’accepter que le traitement n’est pas fini, ce qui conduit parfois à moins d’attention envers vous. C’est dans le dialogue que vous pourrez leur faire comprendre que vous continuez de souffrir des conséquences de la maladie au quotidien. N’hésitez pas également à les encourager à vous accompagner à certains rendez-vous médicaux pour qu’ils l’entendent de la bouche du médecin.


Sous hormonothérapie, certains effets s’installent dans la durée et cela a aussi des conséquences pour vos proches aidants. Vivre avec une personne malade a un impact sur le long terme. Parfois, ils auront également besoin d’aide, vous pouvez les orienter vers des groupes de proches de la ligue contre le cancer ou cancer info au 0 805 123 124. N’hésitez pas à vous faire aider par les professionnels de santé et les psychologues. 


Vous pouvez consulter sur ce site les conseils pratiques pour mieux vivre au quotidien avec l’hormonothérapie, ce qui peut être fait de votre côté et aussi en se faisant aider. Certaines activités peuvent être partagées avec vos proches, ce sera d’autant plus agréable.


Que faire en tant que proche d’une patiente sous hormonothérapie ?

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Proche

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la fin des traitements du cancer est une période souvent déstabilisante pour les patients.  Après avoir affronté des moments difficiles, patientes et proches souhaiteraient en avoir fini, mais ce n’est pas si simple. Il va falloir encore beaucoup de temps pour récupérer physiquement et psychologiquement. Et comme le suivi médical devient moins fréquent, les patientes se sentent souvent abandonnées. 


A cela s’ajoute le début de l’hormonothérapie. Il s’agit bien d’un nouveau traitement pour la patiente qui s’ajoute aux précédents et qui va durer de nombreuses années. La prise de médicaments lui rappelle tous les jours  que le cancer n’est pas éradiqué définitivement.


De plus, le traitement agit sur les hormones et peut provoquer, surtout au début, de nombreux effets au quotidien : bouffées de chaleur, douleurs musculaires, changements d’humeur, perte de libido, douleurs durant les rapports sexuels et de nombreux autres effets.


En tant que proche, il va vous falloir être patient et compréhensif pendant de nombreuses années. Les souffrances dont elle vous fait part sont bien réelles et s’accumulent dans la durée. Pour mieux comprendre ce qu’elle ressent au quotidien, la meilleure solution est toujours le dialogue et les échanges. Il faut aussi savoir prendre le temps pour accepter les changements et s’ajuster au jour à jour, aussi bien pour elle que pour vous..


Vous pouvez consulter sur ce site les conseils pratiques pour mieux vivre au quotidien avec l’hormonothérapie, ce qui peut être fait de son côté et aussi en se faisant aider. Parlez-en ensemble sereinement pour essayer de trouver ce qui s’ajuste le mieux à ce qu’elle ressent et qui lui  fait du bien.


En tant que proche aidant, ce n’est pas facile non plus tous les jours. Certains moments sont plus difficiles, et dans ce cas il ne faut pas hésiter à se faire aider et chercher du soutien. Vous pouvez trouver des groupes de proches de la ligue contre le cancer ou de l’écoute sur cancer info au 0 805 123 124. N’hésitez pas aussi à vous faire aider par les professionnels de santé et les psychologues. 


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Écrit par
Olivier Fabre
Validé par
Publié le
11/11/2021

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