Troubles de la sexualité

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La sexualité est très liée aux hormones, c’est donc normal que l’hormonothérapie ait des impacts fréquents sur la sexualité.

Les répercussions peuvent être physiques et mentales, et l’un et l’autre s’alimentent mutuellement. Il est donc important de le considérer comme un ensemble. 


Les troubles peuvent avoir beaucoup de causes différentes :

  • une sécheresse vaginale qui provoque des douleurs, voire des saignements pendant les rapports
  • ne plus se sentir bien dans son corps, avoir peur de se montrer, en particulier suite à une opération
  • la fatigue et l’angoisse de la maladie qui diminuent la libido
  • l’impact de la ménopause
  • la relation de couple forcément perturbée par le cancer


Des psycho-oncologues peuvent vous aider en ayant cette vision globale et des sexologues pourront compléter au niveau pratique. Il ne faut pas hésiter à en parler avec les soignants avec lesquels vous vous sentez en confiance, ils peuvent vous renseigner plus précisément. Des traitements existent qui peuvent améliorer votre vie sexuelle au quotidien.


Voici les principaux effets et des conseils pratiques pour chacun d’eux.

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La sécheresse vaginale

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La sécheresse vaginale rend les rapports très douloureux, parfois une véritable torture. Cela arrive souvent avec la ménopause, et malheureusement c’est fréquent également quand on prend de l’hormonothérapie.

De nombreuses solutions existent, mais attention certaines d’entre elles sont incompatibles avec l’hormonothérapie : celles qui font intervenir des hormones peuvent réduire l’effet du traitement.

Il faut savoir que le vagin est un organe qui a besoin d’exercice pour se maintenir et que le meilleur traitement, c’est d’avoir des rapports sexuels. Mais comment faire quand justement, ils sont douloureux ?

La première solution c’est d’utiliser un lubrifiant à base d’eau ou de silicone ou des hydratants vaginaux. On peut les acheter au supermarché ou en pharmacie (mais ils ne sont pas remboursés).

En parallèle, il est possible de réaliser seule des exercices quotidiens pour améliorer la lubrification et l’élasticité du vagin.

Il existe aussi d’autres traitements à plus long terme, à échanger avec votre gynécologue :

  • Des produits sous forme de crème, ovules à base d’acide hyaluronique, à prendre plusieurs fois par semaine sur de longues périodes, comme Monasens© ou Mucogyne©. Ils sont vendus en pharmacie et ne sont pas remboursés.
  • Un traitement d’hormonothérapie locale à faible dose (le Promestriène© remboursé à 30%), qui a démontré être compatible, en deuxième intention, avec les traitements d’hormonothérapies pour le cancer.
  • Des injections d’acide hyaluronique qui régénèrent la muqueuse pour une durée de 6 à 8 mois. Ces injections ne sont pas remboursées sauf par quelques mutuelles et peuvent coûter 400€ ou plus
  • Des traitements au laser (laser CO2 fractionné Mona Lisa Touch©, ou laser Erbium-Yag) qui assouplissent et hydratent les tissus. Compter 3 séances à un mois d'intervalle, de l’ordre de 300€ chacune, à renouveler annuellement. Aujourd’hui, seul l'hôpital Gustave Roussy les prend en charge à 100%. Des dossiers peuvent aussi être déposés chez certains comités de la Ligue contre le cancer.
  • Pour les cas les plus complexes, une opération chirurgicale peut être réalisée pour injecter à l’entrée du vagin et des grandes lèvres des graisses prélevées ailleurs chez la patiente. Cette opération est prise en charge à l’Institut Curie et dans certains centres.

L’absence d’envie (baisse de libido)

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Il est assez fréquent que le désir sexuel diminue avec la maladie et après. Cette diminution n’est pas directement liée au cancer ni à l’hormonothérapie : en effet, la libido dépend d’une autre hormone, la testostérone, qui n’est pas modifiée par le traitement. Mais c’est la conséquence physique et mentale de la maladie.

L’absence de désir peut venir de la peur d’avoir mal lors des rapports, qui va provoquer un blocage qui parfois continue, même lorsque les douleurs ont disparu. 

Physiquement, des solutions existent, voir ci-dessus (sécheresse vaginale). Psychologiquement, il va falloir se réconcilier avec son corps, qui a souffert et a été malmené par la maladie. 

Chaque femme le vit à sa manière et à son rythme. La sexualité a de nombreuses formes et ne se limite pas à la pénétration. Un moment de douceur et de caresse, de complicité et de confiance aide à se retrouver en tant que couple. L’absence de sexualité peut être assumée, il n’y pas de “normalité” à assumer : l’important c’est le partage dans le couple et la communication.

N’hésitez pas à vous faire accompagner et conseiller, seule ou en couple par un/une sexologue qui ait l’expérience du cancer.

Comment en parler à son partenaire ?

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Tout le monde est différent et chaque couple est unique, il n’y a pas de réponse universelle. Le plus important c’est de communiquer, de dire à l’autre ce qu’on ressent, comment on se sent. Mais ce n’est pas toujours facile.

Choisissez déjà le “bon” moment, celui où les enfants sont couchés, que votre conjoint est disponible, que vous n’êtes pas pressés par le temps etc..

En permettant à votre partenaire de comprendre vos peurs, vos difficultés, vos pudeurs, vous pourrez partager ensemble ces craintes et éviter des malentendus. Votre partenaire pourra vous rassurer et dédramatiser vos réactions par rapport à votre désir sexuel ou la perception de votre corps. Si vous n’avez pas de désir sexuel, ce qui est assez habituel même plusieurs mois après votre cancer, surtout, ne vous forcez pas même pour faire plaisir. Prenez votre temps pour retrouver un nouvel équilibre après la maladie.

N’hésitez pas à demander à votre partenaire de vous accompagner chez l’oncologue. Il pourra aussi aider à lui faire comprendre ce que vous ressentez physiquement et psychologiquement.

Si c’est difficile de trouver les mots, vous pouvez aussi vous faire aider par un professionnel pour faciliter le dialogue.

La rééducation du périnée

Filtres applicables :

Le périnée est l’ensemble des muscles qui soutiennent les organes féminins, en particulier le vagin.


Avec certains traitements comme l’hormonothérapie, des douleurs peuvent apparaître lors des rapports et par la suite, le périnée va se contracter par réflexe, ce qui rendra la pénétration impossible ou encore plus douloureuse. 


La rééducation du périnée va permettre de lutter contre la sécheresse vaginale et en même temps réapprendre au cerveau que le contact ne fait pas mal en soi. Il existe des accessoires qui permettent de s’entraîner à la maison et fournis sur ordonnance de l’oncologue.


Voici un ensemble d’exercices d’automassage proposés par Rose-up pour détendre les muscles :


Et des exercices complémentaires pour muscler le bassin :


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Autour de moi

Écrit par
Olivier Fabre
Validé par
Publié le
28/9/2021

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